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J’ai eu une vie avant Bastille. Une vie de cadre dans une grande multinationale. 

Je jonglais entre une vie professionnelle très dense, des enfants en bas âge, un mari entrepreneur très occupé, une vie sociale riche…  et comme beaucoup de femmes dans ma situation, je n’avais pas tellement le temps de me poser de questions. Et je n’en éprouvais pas le besoin à vrai dire.

Mais étais-je vraiment là où je me rêvais d’être ?

Il aura fallu un projet familial de vie en province pour m’arracher à la mécanique bien huilée et ô combien exaltante de mon quotidien surbooké. Soyons clairs: j’ai adoré ma vie «d’avant». Je ne renie rien de ces années qui m’ont tellement appris et sans lesquelles rien ne serait possible aujourd’hui. 

Mais là, pour la première fois, au lieu de me demander quelles compétences je devais développer pour décrocher le job d’après, j’ai eu le luxe de pouvoir me demander de quoi j’avais envie. Et, à ma grande surprise, cette question m’a laissée sans voix. Ce qui est un comble quand on sait à quel point je suis bavarde! 

Alors pour une fois, je me suis autorisée à arrêter de penser et j’ai essayé de m’écouter. Et contre toute attente, une évidence s’est imposée : j’étais très manuelle. Depuis toujours. Et j’adorais ça. Cela a toujours fait partie de moi et dans chaque endroit où j’ai vécu je me suis toujours aménagé un petit atelier. Bien sûr, c’était un loisir, et jamais je ne l’aurais envisagé autrement. Un métier manuel et artisanal, moi? Soyons sérieux ! 

Mais les préjugés ont la vie moins dure qu’il n’y paraît quand on prend vraiment le temps de se challenger. Ca ouvre des horizons insoupçonnés. Me voilà donc à la croisée des chemins : réconcilier la personne que je suis personnellement, et celle que je suis professionnellement. Ma passion créative ne suffirait probablement pas à me rendre heureuse. Mais la conjuguer avec l’effervescence de l’entreprenariat, à l’envie d’apprendre chaque jour des choses auxquelles je ne connaissais rien il y a encore quelques semaines ou quelques jours; ça oui. Mille fois oui !

Voilà comment est née Bastille. 

Mes bijoux sont fins et délicats. Je les dessine et les fabrique dans mon atelier. Chaque pièce que vous porterez sera passée entre mes mains. Je suis extrêmement attentive à la sélection de mes matières premières, que je veux d’excellente qualité et européennes (à l’exception de la suédine qui vient notamment du Japon). Enfin, je fais dorer mes bijoux à l’or fin en France, par un artisan choisi pour sa rigueur, son exigence et la finesse de son travail.

Aujourd’hui, lorsque je regarde mes bijoux avec un pas de recul, je me rends compte que je travaille beaucoup en asymétrie. C’est involontaire, mais je ne pense pas que cela soit le fruit du hasard.  J’aime à croire qu’il y a  un peu de mes deux « moi » dans ce déséquilibre qui s’équilibre. Un peu comme la vie de beaucoup de femmes finalement, qui selon l’heure de la journée et les situations qu’elles affrontent, jonglent avec plein de rôles, de visages, de postures, tout en restant toujours fondamentalement elles-mêmes. 

La suite de l’aventure, c’est vous qui l’écrirez. C’est vous qui trouverez, ou non, dans mes créations une résonance avec ce que vous êtes. Et j’espère que vous aurez autant de plaisir à porter mes bijoux que  j’en ai eu à les imaginer et à les façonner de mes mains. 

Rêvez grand, osez tout, menez votre révolution quelle qu’elle soit. 

Soyez vous-même et prenez votre Bastille, elle est à portée de main. 

Julie.